Historiques du tatouage
Les arts corporels sont pratiqués depuis la nuit des temps. Des traces de tatouages et de scarifications ont été retrouvées sur des corps gelés ou momifiés datant de l'ère néolithique; tel « hibernatus », chasseur néolithique mort il y a environ 8'000 ans, au Tyrol, à la frontière Italo-Autrichienne. Il est difficile de situer l'origine des arts corporels, aussi bien d'un point de vue historique, que géographique. Toutefois, on peut pratiquement considérer que l'homme, depuis qu'il est »sapiens », à plus ou moins toujours pratiquer la modification corporelle.
Utilisée comme marque sociale, pour signifier le passage d'un état à un autre ou encore à titre thérapeutique ou superstitieux, les raisons, ainsi que les techniques de ces pratiques varient considérablement d'un peuple à l'autre. Signe d'appartenance à une caste ou au contraire marque de bannissement, la culture liée à ces pratiques changent en fonction des époques et des régions. Que ce soit pour l'esthétique ou la symbolique, les techniques ont évolué au fil du temps.
De la poudre de charbon au noir de fumée, en passant par les pigments végétaux, minéraux voir organiques, ou de la terre d'ocre mélangé avec de l'eau en passant par l'encre de chine et divers autres colorants, le tatouage est inscrit dans la peau avec des pointes en bois, dents de poissons et de requins, épines de cactus ou tout autres objets pointus. Il aura fallu attendre 1891 pour voire apparaitre la fameuse machine à tatouer électrique, brevetée par Samuel O'Relly, sous le nom de dermographe. La finesse des oeuvres a grandement évolué depuis.
De même pour la scarification ou les incisions, autrefois pratiquées à l'aide de pierres taillées ou de couteaux à peine aiguisés, font place actuellement à l'utilisation de scalpels précis et stériles.
De nos jours, l'expression artistique purement esthétique prend généralement le dessus sur la symbolique, il n'y a plus de classe social prédéfinie pratiquant les arts corporels, mais bien une masse de gens de tous horizons et tous âges, qui l'arborent à titre personnel pour le simple plaisir des yeux.